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Y a-t-il besoin d'un médecin SMUR pour accouchement à domicile (...) Y a-t-il besoin d’un médecin SMUR pour accouchement à domicile ?

Dr A. CHAMPENOIS, Dr O. MITICHE, Dr M. FOURNIER, Dr J.C DEVINAT, Pr.J.P AUFFRAY

SAMU 13
Marseille

INTRODUCTION

L’imminence de l’accouchement est un des motifs fréquents d’appel au
SAMU 13. Le but de notre étude est d’évaluer l’intérêt de la présence d’un médecin urgentiste
lors d’un accouchement à domicile.

MATERIEL ET METHODES

Il s’agit d’une étude descriptive, rétrospective effectuée de
Janvier 2005 à Octobre 2006. Les items étudiés étaient : age maternel, lieu de prise en
charge, gémellarité, parité, type d’accouchement, score d’Apgar, complications maternelles,
complications pédiatriques, gestes techniques effectués sur la mère ou le nouveau né.

RESULTATS

Durant cette période les SMUR de l’APHM sont intervenus 59 fois pour
accouchement extra hospitalier. L’age moyen des parturientes était de 30 +/- 5ans. 54,23%
provenaient milieu populaire. 57,62% des patientes étaient multipares. 93,22% des grossesses
étaient mono foetale. 52 (88,14%) accouchements étaient eutociques. On a ressortit 3 cas
(5,03%) de souffrance foetale et un mort né, 8,47% des cas avec score d’APGAR < ou = à 5 à
la première minute et 71,13% à 10. Des gestes techniques ont été pratiqués dans 3 cas
(5,08%,1MCE, 2 ventilations avec Ambu).Un cas de complication maternelle a été recensé : il
s’agissait d’une hémorragie massive traitée par un remplissage. Aucun geste technique
obstétrical n’a été rapporté.

DISCUSSION et CONCLUSION

Par rapport à l’activité obstétricale des SMUR durant
cette période : un accouchement a été effectué dans 23% des cas. Sur les 59 étudiés, 21 se
sont déroulés sans aucune intervention médicale, 38 ont nécessité la présence de l’urgentiste.
Le niveau de vie ne semble pas corréler avec l’accouchement à domicile. L’ensemble des
complications retrouvées lors de ces accouchements représente 22% des interventions, dont
5,08% de complications du nouveau né qui ont imposé une réanimation. Cela représente en
moyenne 1cas par médecin SMUR sur 1an. Dans ce contexte le maintien des compétences
devrait imposer un stage annuel au bloc d’accouchement et l’engouement des ateliers
d’accouchement lors des congrès en est le témoin. Le renfort des équipes SMUR par une
sage-femme représenterai un investissement lourd compte tenu du faible nombre
d’interventions. La présence d’un réseau périnatal au sein du CRRA a pu permettre
ponctuellement le soutien d’une sage-femme dans des situations exceptionnelles. L’intérêt de
la médicalisation de cette pathologie reste encore à discuter …