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Point sur l'informatisation des urgences Point sur l’informatisation des urgences

Dr G. VIUDES*, Mr L. SIMON**, Mr L. DONADILLE***, Dr E. REAU****

*Hyères
**Marseille
***Draguignan
****Antibes

Point sur l’informatisation des urgences en PACA

Auteur : L. SIMON

• L’état des lieux de l’informatisation des Urgences en PACA
o Chiffres & répartitions

• La stratégie régionale
o L’accompagnement auprès des Etablissements.
o Automatiser la collecte des informations d’activités et épidémiologiques
depuis les services d’urgences vers le serveur régional de veille &
d’alerte.

• Les moyens
• Mobilisation d’une équipe pluridisciplinaire composée :
o D’un médecin Urgentiste.
o D’un cadre de Direction – Spécialisé sur l’aspect financier.
o D’un informaticien / ingénieur en organisation.

Chargée de faire une étude préalable à la démarche d’informatisation des
Urgences. (Dans le respect des orientations définies par le cahier des
charges national pour l’informatisation des services d’urgence proposé par la
SFMU (Société française Médecine d’urgence)
(http://www.sfmu.org/ressources/referentiels/).

• Versement en 2007 d’une allocation proportionnelle aux Résumés de
Passage aux Urgences (RPU) transmis au serveur régional de veille et
d’alerte.

• Collectes quadrimestrielle à travers l’outil d’enquêtes en ligne NetSurvey.
pour un reporting au niveau régional & national

• Les actions menées
o Synthèse de 5 SIU industriels
o Les établissements accompagnés
o Une démarche remarquée – Visite du Centre National de l’Expertise
Hospitalière (CNEH) dans le cadre d’une étude sur le bonnes pratiques
d’informatisation rapide des urgences.


L’informatisation de la structure des Urgences au Centre Hospitalier de la Dracénie


Laurent Donadille - Directeur

Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan Urgences, l’un des objectifs défini par le
ministère de la santé a été que 85 % des passages aux Urgences puissent faire
l’objet d’un résumé de passage de type « RPU » d’ici le 31 décembre 2007 et 100%
d’ici à fin 2008.

C’est ainsi que le centre hospitalier de la Dracénie a été sollicité au printemps 2006
par l’Agence Régionale d’Hospitalisation PACA pour tester la solution logiciel
(Terminal des urgences) développée et utilisée par le centre hospitalier de Hyères
afin de faciliter la prise en charge des patients aux Urgences. L’établissement s’est
retrouvé pilote sur ce projet et a bénéficié d’un appui humain et de moyens matériels
(un serveur dédié) de la part de l’ARH.

En effet, la solution proposée par les équipes hyéroises a retenu l’attention du
Docteur Minguet, chef de service, et des urgentistes dracénois désireux de disposer
d’une meilleure visibilité de leur activité alors même que celle-ci est actuellement en
très forte progression : plus de 30.000 passages comptabilisés pour la première fois
en 2006…. En outre, l’outil semblait capable de répondre en partie aux mesures
n° 15 et n°16 du plan « Urgences » dont les grandes lignes sont :

  • connecter les Urgences à la veille sanitaire et mettre en place un système d’information permettant une gestion des flux patients,
  • disposer d’une gestion médicale des dossiers,
  • avoir une connaissance des disponibilités en lits d’aval et une connaissance qualitative et quantitative de l’activité.

Ce test devait dès lors permettre de s’assurer du côté facilement implantable et
performant du logiciel en dehors de son site d’origine.

Le choix de la période estivale a été fait sciemment par les médecins urgentistes
désireux de tester le logiciel en période de forte activité.

Avec quelques mois de recul, le point de vue des équipes soignantes est largement
positif :

  • une adhésion médicale simple et rapide,
  • une adhésion paramédicale plus lente à venir mais actuellement très forte,
  • une utilisation en temps réel avec facilitation du flux de patients,
  • une extension du terminal lors de l’ouverture de l’UHCD en janvier 2007 jugée fonctionnelle et très utile,

Quelques évolutions sont néanmoins souhaitées :

  • un lien automatisé avec la médecine de ville, afin d’informer les médecins traitants du passage de leurs patients à l’Accueil des Urgences conformément à l’article R. 6123-22 du Décret no 2006-576 du 22 mai 2006 (A la demande du patient ou lorsque celui-ci lui est adressé par un médecin traitant, la structure des urgences informe ce dernier du passage du patient dans la structure et lui transmet les informations utiles à la continuité de la prise en charge du patient),
  • une identification médicale simple, avec un suivi des médecins intervenants,
  • une fiche individuelle "Patient Urgences" différente de la fiche individuelle "Patient UHCD" permettant
    • l’ajout d’actes identiques,
    • l’ajout d’avis spécialisé identique pour une même personne,
  • l’intégration du Terminal des Urgences V2 dans le futur dossier informatisé du centre hospitalier de la Dracénie.

D’un point de vue technique et administratif, l’installation de cette solution in situ, en
mode intranet, a été réalisée assez facilement de même que la mise en place des
flux de données patients à partir de la gestion administrative renseignée à l’accueil
des urgences. Le constat est que l’utilisation du terminal des urgences facilite la prise
en charge des patients avec des gains important en temps et en qualité notamment
concernant la remonté des informations vers l’InVS.

Le terminal des urgences permet en effet :

  • un affichage visuel des files d’attentes, priorisation de la prise en charge possible en fonction de la gravité posée par l’infirmière d’orientation et d’accueil.
  • une amélioration de l’exhaustivité de la saisie des informations patients
  • la traçabilité de l’activité du service des urgences avec production de statistiques
  • une réponse complète aux attentes de l’institut national de la veille sanitaire sans saisie manuelle

Cependant quelques améliorations sont à prendre en compte et à mettre en oeuvre :

  • Faciliter et fiabiliser le codage de l’activité avec une alimentation automatique de la solution de facturation afin d’éviter la recopie sur une fiche navette et pour intégrer les majorations d’actes (nuit, férié…).
  • Mettre en oeuvre une traçabilité concernant la saisie des informations (diagnostics, activité,….)

Il est important de souligner que cet outil ne constitue pas un dossier médical
d’urgences, ni un logiciel de facturation. Il doit être considéré comme une première étape pertinente sur la voie d’une informatisation cohérente des services d’urgences de la région PACA.

C’est en tout cas ainsi qu’il a été expérimenté en 2006 – 2007 au centre hospitalier de la Dracénie, établissement qui aurait aujourd’hui du mal à revenir en arrière.


L’ INFORMATISATION DU SERVICE DES URGENCES D’ANTIBES


E . REAU ; D RAFIDINIAINA ; X VOISIN

Le service des urgences d’Antibes est un UPATOU comportant actuellement un SMUR et 6
lits d’UHCD .(12 lits fin 2007 ).
Il a accueilli 38000 patients en 2006 dont 71 % en ambulatoire.
Le service est actuellement en complète restructuration ;les travaux ont débuté début 2006
pour être totalement achevés fin 2007 .(la surface passe de 750 à 1500 mètres carrés ).
La volonté d’informatiser notre service d’urgences a résulté tout à la fois d’un contrat de
service avec la direction de l’hôpital , et d’une meilleur prise en charge des malades dans le
futur service .

Les objectifs premiers etaient les suivants :
- Disposer d’un dossier médical des urgences informatisé.
- Mesurer l’activité de façon optimale.
- Evaluer de façon fine les temps d’attente.
- tendre vers le zéro papier.

Les critères de choix du logiciel devaient outre les objectifs premiers correspondrent à ce qui
etait déjà en place au niveau de notre centre hospitalier.
C’est ce qui a motivé le choix du système URQUAL de Mc KESSON étant donné une plus
grande facilité d’intégration au système d’information hospitalier existant.( dossier patient
CROSSWAY avec intégration direct au dossier informatique des urgences)

D’autres critères sont bien entendu entrés en ligne de compte :
- Le coût
- L’accompagnement
- Les références

Le calendrier de déploiement du logiciel s’est présenté comme suit :
- choix du logiciel en déc 2005
- première réunion du comité de pilotage en janv 2006
- Formation au paramétrage et installation en fev-mars 2006
- Formation des référents ;formation de l’ensemble du personnel en avril 2006
- DEMARRAGE LE 3 MAI 2006.

Il est à noter un délai court concernant le calendrier ( 5 mois) étant donné que nous voulions
une mise en production avant l’été où notre activité prend nettement une forte accélération et
qu’il était inconcevable d’y inclure en plus la mise en place d’un nouvel outil comme celui ci
nécessitant un encadrement très consommateur en moyens humains.
Effectivement ,l’avenir nous donnera raison puisqu’en plein travaux ,le service a noté des pics
d’activité à 170 passages lors de l’été 2006 .
On a pu ressentir une amélioration indiscutable de la prise en charge des patients :
- des comptes rendus d’urgence systématiques pour les services et les médecins
correspondants.
- des prescriptions claires, lisibles et validées.
- des certificats médicaux délivrés immédiatement.
- la connaissance en temps réel des flux et de la localisation des patients dans le
service.
- l’accès rapide et direct aux données médicales du patient (dossiers Urqual et
Crossway).

URQUAL au quotidien représente incontestablement un temps de saisie incompressible
quoique que l’on fasse mais largement compensée plus tard tout au long de la prise en charge.

Pour conclure , l’outil informatique quel qu’il soit aux urgences semble dorénavant
indispensable vus les services rendus par la suite et qu’il doit être parfaitement adapté à
chaque service et bien entendu à la prise en charge de nos patients aux urgences
Il apparaît très clairement que le service des urgences d’Antibes ne peut désormais plus s’en
passer.
.