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Session INTRA HOSPITALIER


Programme Rapide d'Échographie aux urgences : Résultats de l'enquête (...) Programme Rapide d’Échographie aux urgences : Résultats de l’enquête PREP 2004

Dr P. MIROUX, Dr Ph. PÈS, Dr E. STARCZALA, Dr N. RIGOULET, Dr C. SENTIAS, Pr J.M. BOURGEOIS

Centre Francophone de Formation en Échographie
30900 Nîmes

Introduction :
Le PREP est un programme d’enseignement d’échographie d’urgence spécifiquement élaboré pour le
médecin urgentiste non échographiste. Une formation courte, pour un public adulte, aboutissant à l’utilisation
d’un outil de haute technologie non maitrisé auparavant. La réalisation de l’examen a été standardisée
et uniformisée quelque que soit l’objectif d’organe. L’enquête présentée ici dresse un état des lieux de l’impact
du Programme Rapide d’Échographie du Polytraumatisé (PREP). L’applicabilité de la technique a été
évaluée tant sur les aspects organisationnels que qualitatifs ou politiques.

Méthode :
Enquête de pratique déclarative menée de septembre à décembre 2004, auprès de 351 Urgentistes formés
au PREP de 2002 à 2004. 173 réponses (53,56%), 152 exploitables (47,06%). Plus de 75 items analysés.
A ce jour plus de 1000 médecins urgentistes sont formés.

Résultats :
Les urgentistes sont jeunes (51% de 30 à 39 ans), titulaires de la CAMU (84%) ou Anesthésistes-
Réanimateurs (8%), pratiquent depuis 10,20 ± 5,79 ans, 97% hospitalier. La formation initiale par un organisme
externe est privilégiée (74%). Autofinancé (58%). 23% des répondants ont suivi une session complémentaire.
L’apprentissage sur 3 jours est jugé optimal. L’applicabilité : 65% pratiquent le PREP occasionnellement,
la moyenne est de 11 ±20 échographie par mois. 14% utilisent un compte rendu. L’utilisation du
PREP est plus importante dans les Centres Hospitaliers Généraux (66%). Les moyens techniques au SAU :
39% d’appareils mobiles, 92% ont une sonde abdominale. (46% d’appareil neuf). 15% sans appareil. Les
relations. 57% des utilisateurs n’ont eu aucune difficulté à implanter le PREP dans leur service. Les images :
facilité d’obtention des images pathologiques versus images normales [p<10-7]. L’espace inter-hépato-rénal
est le plus facile (7,81±1,87), puis Aorte normale, espace inter-spléno-rénal, espace rétro-vésical, VCI, péricarde,
surface pulmonaire (5,31+-2,33). Le bénéfice : La prise en charge, le diagnostic et l’attitude thérapeutique
sont modifiés dans respectivement 53%, 75% et 57% des cas.

Conclusion :
Malgré ses limites, cette enquête apporte un éclairage sur la typologie des médecins formés au PREP et
montre l’utilité de cette technique en pratique quotidienne.