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Session INTRA HOSPITALIER


Faut-il modifier l'antibiothérapie de ville d'un patient agé admis (...) Faut-il modifier l’antibiothérapie de ville d’un patient agé admis aux urgences ?

E. LINDENMEYER

Sce des Urgences
Hôpital Saint Joseph
Marseille

Introduction :
Intrigués par une prescription de ville de Ceftriaxone jugée subjectivement fréquente chez les personnes
âgées, nous avons voulus quantifier cell, étudier la population concernée et évaluer notre pratique professionnelle
devant une pathologie responsable de beaucoup d’hospitalisations.

Méthode :
Dans une étude rétrospective menée du 15 01 05 au 15 02 05, nous avons colligé tous les patients de
plus de 75 ans admis aux urgences pour une pathologie respiratoire aiguë et hospitalisés.
Nous avons étudié leur répartition selon trois tranches d’age : 75 à 80, 80 à 85, et plus de 85 ans ainsi que
la prescription antibiotique préalable à leur arrivée dans le service, et le devenir de celle-ci.

Résultats :
Durant cette étude, nous avons reçu et hospitalisé 133 patients de plus de 75 ans, 33 pour une pathologie
respiratoire aiguë, la répartition entre les différentes tranches d’age fut assez homogène, avec : 8 personnes
de 75 à 80 ans, 14 de 80 à 85, et 11 de plus de 85 ans.
Parmi ces 33 patients, 7 n’avaient pas bénéficié d’une antibiothérapie avant la consultation aux urgences,
26 en avaient une soit 78.8 %.
Sur ces 26 personnes, 18 étaient sous Céphalosporine de troisième génération (C3G) (69.2%) :1 sous
Cefixime (3.8%) et 17 sous Ceftriaxone (65.4%), 8 avaient reçu une autre antibiothérapie (30.8%).
L’antibiothérapie à été modifiée ou supprimée dans 88.5% (23/26) et dans 100% lors de la prescription
de C3G, et dans 62.5 (5/8) dans les autres cas
Le taux de mortalité global a été de 15.15% (5/33) ce qui correspond aux données les plus basses de la
littérature, et la suppression ou la modification de l’antibiothérapie n’a pas eu d’influence sur celui-ci. (1Décès
groupe antibiothérapie continuée, 2 groupe supprimé., et 2 groupe sans antibiothérapie)

Conclusion :
La pathologie respiratoire représente un gros motif d’hospitalisation chez le sujet âgé l’hiver.
Celui-ci arrive la plus part du temps aux urgences avec une antibiothérapie préalable et trop fréquemment
une C3G qui n’a pas d’indication dans les pneumopathies communautaires.Ceci est très inquiétant pour l’écologie
bactérienne et nos possibilités thérapeutiques à venir.
L’arrêt ou le remplacement par une antibiothérapie mieux adaptée n’a pas été délétère pour la population
de notre étude et donc ouvre la voix à discussion.