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Session PRE HOSPITALIER


Evaluation et pertinence des prélèvements sanguins en préhospitalier Evaluation et pertinence des prélèvements sanguins en préhospitalier

L. JACOB*, F. VINCENT*, M. RESCHE-RIGON** N. BRIOLE*

*Centre Hospitalier Sud Francilien, SMUR Corbeil-Essonnes
**Hôpital Saint Louis- Département de Biostatistique et d’Informatique Médicale- Paris.

Introduction :
Les prélèvements sanguins font partie des gestes effectués lors de la prise en charge préhospitalière.
L’objet de cette étude est l’évaluation de la pratique des prélèvements sanguins au SMUR de Corbeil et de
leur pertinence au regard des attentes des services receveurs.

Matériel et méthode :
Les données sont issues du recueil prospectif sur cinq mois et demi des informations concernant 312
patients à l’aide de questionnaires préhospitaliers et hospitaliers. Le critère d’inclusion était la pose d’une voie
veineuse périphérique avec transport médicalisé. L’ensemble de l’analyse statistique a été réalisé à l’aide de
tests non paramétriques de Fisher ou de Wilcoxon.

Résultats :
71,9 % des patients ont été prélevés. Les causes de non prélèvement étaient, dans 60,8% des cas, l’injection
rapide de drogues ou une impossibilité technique. Les malades ayant une pathologie suspectée d’origine
médicale étaient plus prélevés que les autres (p=0.035).
Les prélèvements semblaient adaptés à la pathologie suspectée.
54,1% des prélèvements ont été réalisés par un infirmier.
18% des prélèvements étaient identifiés.
Les services receveurs envoyaient 94% des prélèvements, dont 60% étaient complétés par des examens
supplémentaires d’autant plus que le délai d’acheminement des tubes était long (p=0.003).
Les services receveurs ont tenu compte des résultats des prélèvements dans 99% des cas.

Conclusion :
Cette étude montre que le SMUR de Corbeil prélève fréquemment ses patients, sans toujours respecter
les bonnes pratiques régissant ce geste. Les pathologies médicales sont plus prélevées que les autres. Les
services receveurs envoient dans la plupart des cas les prélèvements préhospitaliers au laboratoire. Ils en
tiennent compte pour leur démarche diagnostique et thérapeutique, même si des prélèvements supplémentaires
sont souvent nécessaires pour étayer leur diagnostic.
Notre travail n’a pas permis d’identifier les critères pour lesquels nous n’avions pas d’indication à prélever
certains patients. L’étude n’a pas permis de déterminer les causes de non envoi des prélèvements.