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Existe-t-il une spécificité des pneumonies communautaires aiguës (PAC) reçues (...) Existe-t-il une spécificité des pneumonies communautaires aiguës (PAC) reçues aux urgences ?

C. Barberis, S. Abidi, M. Pisapia, S. Nouvellet, M. Alazia

Marseille

Introduction : Aux urgences, les PAC posent un problème quotidien de prise en charge
à cause de leur hétérogénéité. Le but de ce travail est de vérifier si les PAC des urgences
ont réellement des spécificités.

Méthodes : Etude rétrospective et descriptive de juin 2001 à juin 2002 portant sur un
collectif de 470 PAC. Après tirage au sort 36 malades ont été inclus. Les items étudiés ont
été l’épidémiologie, l’adressage, l’antibiothérapie pré-existante, le mode de début, les
comorbidités, le score de Fine, la documentation bactériologique, les traitements et les
résultats.

Résultats : 24 H - 12 F d’âge moyen 73 ans (ext : 34-93) ont été admis aux urgences,
23 en provenance de leur domicile, 13 d’une institution. 69 % ont été adressés par le
SAMU, 17 % par les médecins traitants, 14 % par leurs propres moyens. Un tiers des
patients avaient une mono-antibiothérapie per os à leur arrivée (82 %). 44 % ont consulté
2 j après le début des signes, 28 % plus de 5 j après, 11 % 3 à 5 j après. 29 malades
correspondaient à la classe IV de Fine nécessitant une hospitalisation, 6 à la classe III et 3
à la classe I et II. 11 malades présentaient au moins 2 facteurs de mortalité quelque soit
l’âge. 4 patients de moins de 65 ans et 1 patient de plus de 65 ans n’avaient aucun
critère de risque de mortalité. Tous les patients ont bénéficié d’une radiographie du
thorax, d’une gazométrie, d’une NFS. 58 % ont eu des hémocultures. Aucune ECBC, ni
sérologie, ni antigénurie n’ont été pratiqués aux urgences. 58 % des patients sont sortis
des urgences avec une monothérapie, 42 % avec une bithérapie IV. Les molécules les plus
prescrites ont été l’amoxicilline – acide clavulanique (25 malades), les fluoroquinolones
(10), les macrolides (8), les C3G (7). L’oxygénothérapie a été constante, 1/3 de malades
ont bénéficié d’aérosols, 3 d’une corticothérapie. Tous les patients ont été hospitalisés
dont 3 en réanimation pendant une durée de séjour de 11 j (ext : 1 – 50 j), 5 sont
décédés. En service, une seule hémoculture a été positive à S. pneumoniae, 2 ECBC ont
été positives à S. pneumoniae, les sérologies et les antigénuries sont restées négatives.

Conclusion : Les PAC reçues aux urgences sont graves, surviennent chez des sujets âgés
et nécessitent dans la plupart des cas une hospitalisation.