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Particularités des accès palustres reçus au SAU : Etude de 34 cas Particularités des accès palustres reçus au SAU : Etude de 34 cas

I. Kurtzemann, V. Dufour, S. Abidi, M. Pisapia, M. Alazia

Marseille

Introduction : Le paludisme est une pathologie redoutée aux urgences en raison des
formes atypiques et graves. Le but de cette étude est de présenter 34 accès palustres reçus
aux urgences afin d’identifier les particularités de ces patients.

Méthodes : Etude rétrospective de mars 99 à octobre 2003 portant sur l’épidémiologie,
les signes cliniques, la biologie et l’évolution sous traitement.

Résultats : 34 cas (26 H – 8 F) d’âge moyen 37 ans ont été recensés. 50 % avaient
des antécédents d’accès palustre. Tous ont séjourné dans une zone à risque sur le
continent africain (20 d’entre eux en zone III) l’année qui a précédé leur passage aux
urgences. Le délai entre l’apparition des signes et le retour de voyage a été dans tous les
cas inférieur à 15 jours sauf pour 2 patients (4 mois et 8 mois après). Aucun n’avait reçu
une prophylaxie adéquate (soit inexistante, soit inadaptée). La fièvre a constitué le motif
principal de consultation associé à des frissons, sueurs, asthénie, myalgie. 50 %
présentaient des vomissements et/ou diarrhées. Le frottis sanguin, la goutte épaisse et des
hémocultures ont été systématiquement réalisés. Dans 27 cas, Plasmodium falciparum a
été identifié avec une parasitémie modérée, sauf 2 cas qui étaient à 15 et 6 %. Une
thrombopénie modérée et une baisse du TP étaient présentes chez tous les patients. 29
patients ont bénéficié d’une hospita lisation en médecine (durée de séjour : 1 à 10 J), 3
ont été transférés en réanimation (36 h) et 2 sont rentrés à leur domicile. Dans tous les
cas, l’évolution a été favorable sous traitement per os (la quinine 70 %, la méfloquine 20
% et l’association atovaquone/proguanil 10 %) et IV (quinine) pour les 3 patients de
réanimation.

Conclusion : Le diagnostic n’a pas posé de problème aux urgences surtout à partir de la
notion de séjour récent en zone à risque. Grâce à la quinine prescrite dans la majorité
des cas, l’évolution a été favorable sous couvert d’une hospitalisation de sécurité.