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Une permanence médicale d'un genre nouveau, proposée aux malades comme (...) Une permanence médicale d’un genre nouveau, proposée aux malades comme alternative au SAU, bilan de la première année d’existence

J.F. Lamarchi, C. Poirel, B. Rousseau, D. Zanini, J. Rakotonirina, G.Gambini, B. Keundjian, P. Jean

Marseille


Introduction : Les difficultés rencontrées pour pouvoir assurer aux malades une
permanence de soins, et la saturation des services d’urgence hospitaliers motivent la
création de maisons médicales. Une structure créée en Janvier 2003, innove par la
présence simultanée de médecins urgentistes et d’infirmiers, par l’accès rapide aux
examens d’imagerie et de biologie, et par son ouverture continue 7j/7 de 7 heures à
minuit. Elle est située en dehors de toute structure hospitalière à égale distance de deux
SAU adultes et d’un SAU pédiatrique.

Matériel et méthode : L’activité de la permanence a été étudiée sur 10 mois. Nous
avons souhaité identifier les patients qui en l’absence de cette structure de proximité
auraient logiquement eu recours au SAU. Résultat : 6131 patients au total soit 18.7 / jour

Consultations : 3179 soit 81 % de l’activité globale Reparties en 1620 consultations
simples réalisées aux heures d’ouverture des cabinets de médecine. 953 consultations
ayant nécessité des examens paracliniques et/ou des actes infirmiers et 606 consultations
de nuit ou de week-ends. Traumatologie immobilisée : 228 de jour 72 de nuit 80 en
week-ends soit 6.2 % - Méchage sur épistaxis : 25 de jour 2 de nuit 3 de week-ends soit
0.5 % - Sutures : 308 de jour 75 de nuit 99 de week-ends soit 7.5 % - Autres actes de
petite chirurgie : 202 soit 3.3 % - Actes d’urgences sur détresse : 15 de jour 17 de nuit
17 en week-ends soit 0.8 %.
Au total 74 patients ont été hospitalisés soit 1.2 %

Discussion : Les actes de petite chirurgie sont peu réalisés dans les cabinets et
constituent un motif fréquent de consultation au SAU. La traumatologie nécessite souvent
des examens radiologiques, de ce fait, les patients consultent spontanément au SAU. Les
consultations médicales réalisées au heures de fermeture des cabinets, ainsi que celles
ayant nécessité des soins infirmiers ou des examens paracliniques ont trouvé une bonne
réponse au sein de la structure. On estime que 72 % des patients reçus avaient des bons
motifs de recours à la permanence, 26.8 % auraient du avoir recours à leur médecin
traitant et 1.2 % auraient du se rendre au SAU en première intention.

Conclusion : En dix mois, cette structure a permis d’éviter 4000 recours non justifiés aux
urgences hospitalières, sa fréquentation est en augmentation constante, l’objectif de
départ semble atteint.