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Bilan de fonctionnement du déchocage au sein du SAU après 6 mois de (...) Bilan de fonctionnement du déchocage au sein du SAU après 6 mois de fonctionnement

S. Mendes, S. Abidi, I. Kurtzemann, M. Pisapia, N. Attard, M. Alazia - Marseille


Introduction : Après les recommandations publiées par les sociétés savantes sur
l’utilisation des salles d’accueil des urgences vitales, il nous a paru intéressant de dresser
un bilan du type de patients reçus et mis en condition au déchocage du SAU.

Méthodes : Une étude rétrospective et descriptive a été menée du 1er janvier au 30 juin
2001 concernant la prise en charge des malades graves reçus au SAU et transférés en
réanimation sur site. Des données épidémiologiques, la mise en condition et les
thérapeutiques, la durée de passage aux urgences, l’orientation et le devenir des patients
ont été relevés.

Résultats : 364 patients ont été admis au SAU puis transférés en réanimation, soit 2,7
% des admissions. Le sexe ratio était de 1 et l’âge moyen de 58 ans 21. 41 % des
patients transférés n’étaient pas médicalisés en pré hospitalier. 63 % étaient en détresse
neurologique, 48 % en détresse cardio-circulatoire, 43 % présentaient une urgence
chirurgicale, 35 % étaient des urgences toxicologiques, 30 % étaient en détresse
respiratoire et 14 % avaient des perturbations métaboliques graves. Au déchocage, 61 %
des patients ont bénéficié d’une pose de voie veineuse, 50 % ont été oxygénés, 31 % ont
eu un sondage urinaire, 26 % une sonde gastrique, 13 % un remplissage vasculaire, 7 %
une intubation endotrachéale. Les drogues les plus utilisées ont été : des antalgiques (13
%), des antidotes (11 %), des anticomitiaux (10 %), des agents sédatifs (8 %), des
corticoïdes et des diurétiques (7 %). Des radios conventionnelles ont été pratiquées dans
86 % des cas et 33 % ont bénéficié d’un scanner avant transfert. Les réanimateurs 100 %,
les neurochirurgiens 14 %, les chirurgiens digestifs 13 % et les cardiologues 7 % ont été
les principaux consultants. En moyenne, ces patients sont restés 3 heures aux urgences.
51,5 % ont été transférés en réanimation médicale et l’autre moitié en réanimation
chirurgicale dont 13 % pour un polytraumatisme. La durée de séjour en réanimation a été
en moyenne de 4 J (ext : 1 – 30 J) et 20 % sont décédés.

Conclusion : Le déchocage au sein du SAU a permis de traiter les détresses et de
compléter les bilans avant transfert. Dans tous les cas les réanimateurs ont contribué avec
les urgentistes à la mise en condition de ces patients.