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Evaluation SMUR secondaire Evaluation SMUR secondaire

J.-M. Minguet, J.-L. Ménard, F. Dewaguet, S. Carrera, F. Sannino, T.Debroczi, R. Lambert, A. Uzkuras - Draguignan


Introduction : Un SMUR secondaire mis en place en janvier 2002 avait la charge
d\’assurer les transferts depuis trois hôpitaux de proximité, et nous devions présenter à la
tutelle un rapport d’activité semestriel. Quels étaient les indicateurs qui pouvaient exprimer
la charge de travail de ce SMUR II ? Matériel et méthode. Etude rétrospective des 314
sorties secondaires effectuées lors du premier semestre 2002, et des 305 sorties du
premier semestre 2003 ; Elaboration d’un recueil de données : âge et sexe, établissement
et services de départ, CCMU, CSSS, ITA, dates et délais d’intervention, motifs de
transfert, services receveurs, et diagnostics ; Saisie des réponses ; Exécution d\’un tri à
plat, puis croisé, et comparaison entre 2002 et 2003, avec réalisation de chi-deux.
Résultats. Nous avons constaté que : l’âge moyen était stable aux alentours de 56 ans ; le
sex-ratio de deux tiers d\’hommes ; les établissements publics de prise en charge
représentaient 89% en 2002, pour 84% en 2003 (p=0,07 NS), dans les services
d’urgences (45% contre 53% – p=0,24 NS) ; les CCMU II sont passées de 1 à 4%
(p=0,02), alors que les CCMU III, IV et V ne montrent pas de différences significatives ;
les CSSS IV (réalisation de soins pendant le transport) ont augmentées de 5 à 19% (p=1
E-08), les CSSS Va (surveillance après actes spécialisés) ont baissés de 15 à 8,5%
(p=0,01), les CSSS Vb (réalisation de gestes spécialisés) sont passés de 0,5 à 3%
(p=0,006), et les CASS VIa (surveillance de type réanimation) de 23 à 15% (p=0,01) :
plus d\’actes ont été réalisés pendant le transport ; l\’ITA moyen est passé de 5,5 à 6%,
avec plus de capnographies (p=0,03), d\’injections (p=0,01), de bilans neurologiques
(p=1 E-06), d\’administration de drogues vasoactives (p=0,00 1) et d\’anesthésies
générales (p=0,04) ; une baisse du nombre de transferts en janvier de 20 à 15%
(p=0,08 NS) ; une diminution des durées de médicalisation (-6 mn) et d\’intervention (-12
mn) ; une baisse des motifs de transferts par absence de lits disponibles par rapport à
janvier 2002 (p=0,01) ; une baisse des transports vers les unités de courts séjours de
10,5 à 4,5% (p=0,004) ; une augmentation de la prise en charge des syndromes de
menace coronariens de 2 à 5,5% (p=0,02) et des accidents vasculaires cérébraux de 2 à
7% (p=0,002).

Conclusion. Cette évaluation reflétait assez bien l\’activité de notre SMUR
secondaire, avec une augmentation de la charge de travail, malgré la diminution du
nombre de transferts.