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Evaluation des Pratiques Professionnelles


Comparaison de la prise en charge des crises convulsives reçues au S.A.U (...) Comparaison de la prise en charge des crises convulsives reçues au S.A.U avec les recommandations de la conférence de consensus (CC) réactualisée en 2001

M. OLIVIERI, N. ATTARD, M. PISAPIA, F. GALIEZ, S. ABIDI, M. ALAZIA

CHU Sainte Marguerite (AP-HM)
Urgences Sud
Marseille

INTRODUCTION

Les crises convulsives de l’adulte sont fréquentes au S.A.U. et représentent entre 1 et 3 % des admissions. Le but de cette étude est de comparer
les caractéristiques de ces patients avec les données de la C.C. de 2001.

MÉTHODES

Cette étude rétrospective et comparative s’est faite à partir d’un questionnaire reprenant pour chaque patient les items suivants : la fréquence, le
mode de présentation, les caractéristiques sémiologiques et étiologiques, les examens paracliniques, l’orientation et les traitements. Un logiciel
EPIDATA a permis de traiter les données.

RÉSULTATS

115 patients ont été admis pour crises convulsives entre le 01/01/2002 et le 31/05/2002 : 74 H, 41 F, d’âge moyen 47 ans (ext : 16-95), 75,5
% étaient des épileptiques connus. L’alcoolisme chronique (39 %) et les antécédents psychiatriques (18 %), infectieux (13,5 %), traumatiques (10
%) étaient les plus fréquents. 76 % des crises étaient accompagnées et 24 % isolées. Les étiologies étaient un défaut d’observance
(37 %), symptomatiques d’un AVC (12 %), d’une intoxication éthylique (9 %), de tumeurs (7 %), de troubles métaboliques (5 %), d’infection (4 %),
de lésions traumatiques (3,5 %). La majorité était des crises généralisées (66 %). Le dosage des anti-épileptiques a été réalisé dans 39,5 % des
cas, l’alcoolémie mesurée pour 27 % des patients. 4 EEG ont été réalisés à l’occasion d’une première crise, la TDM a été pratiquée dans 30 %
des cas pour une crise inaugurale et/ou accompagnée. 46 % ont eu un avis spécialisé et l’hospitalisation a été proposée pour 65 % des patients.
Un traitement par benzodiazépines a été prescrit per os dans 61 % des cas. 30 % ont bénéficié d’un traitement intraveineux pour récidive.
Conclusion. Cette étude conclut à des dosages insuffisants d’anti-épileptiques, à une sous utilisation de l’EEG et du TDM pour les premières crises.
Le réajustement de nos pratiques doit passer par un accès facilité à ces examens paracliniques pour les patients du S.A.U. suspects de crises
convulsives.