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Accueil > Congrès Régional > COPACAMU 2005 > Jeudi 24 Mars 2005 > Communications Libres Médico-Infirmières 24-03-2005 > Morsures de la main : étude rétrospective de 50 cas


Morsures de la main : étude rétrospective de 50 cas Morsures de la main : étude rétrospective de 50 cas

E. TOLÉDANO, M. BERRET, F. BOUDARD, B. FRITSCH, M. PRUD’HOMME, C. THOMAS, G. BANDELIER

BUTS

Nous avons cherché à évaluer le traitement médical et chirurgical que nous mettons en oeuvre.

METHODE

Il s’agit de l’étude rétrospective de 1995 à 2003 des morsures traitées dans le centre de la main de Toulon. Nous avons étudié l’animal, la gravité de
l’atteinte initiale, le nombre d’interventions effectuées, l’évolution clinique, la population microbienne retrouvée et l’antibiothérapie réalisée.

MATERIEL

Il s’agit de 50 patients avec une nette majorité de femme. L’animal en cause est domestique le plus souvent. Il y a 3 morsures humaines.

RESULTATS

48 des 50 patients ont été opérés avec en moyenne 10 interventions par patient. Une patiente a été opérée 6 fois. Pour 8 patients une oxygénothérapie
hyperbare post-opératoire a été instituée.
Chez 17 patients l’atteinte était d’emblée articulaire ou des gaines tendineuses. Le chat était deux fois plus souvent en cause que le chien dans
ces cas.
Tous les patients ont guéri. Le taux de complications est de 16% sans tenir compte du préjudice cicatriciel. Il n’y a pas de différence significative
entre chiens et chats.
Sur le plan bactériologique, la Pasteurella est retrouvée dans 80% des cas. Tous les germes rencontrés, y compris les anaérobies, sont sensibles
à l’amoxycilline.

DISCUSSION

Nous n’avons pas retrouvé d’étude portant uniquement sur la main. La comparaison aux grandes études multicentriques des centres antirabiques
montre que les séries sont similaires à la notre, la main est la localisation principale de morsure chez l’adulte, les enfants étant mordus à la tête.

Enfin la pasteurella est retrouvée en majorité. Le traitement par amoxycilline ou amoxycilline et acide clavulanique est recommandé. Les auteurs
américains ne prescrivent pas d’antibiothérapie en cas de morsure fraîche opérée.

Les auteurs américains ne recommandent le parage chirurgical que pour les lésions dites graves. Etant donné la discordance entre taille de la
porte d’entrée et gravité de la lésion sous-jacente particulièrement pour les morsures de chat, il nous semble que cette attitude est fortement préjudiciable.

CONCLUSION

En conclusion, nous pensons qu’un parage bien fait et précoce est le garant du meilleur résultat.
L’antibiothérapie de première intention nous semble devoir être l’amoxycilline associée à l’acide clavulanique pour une période de 5 jours en préventif
et 8 en curatif.