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Evaluation des Pratiques Professionnelles


Evaluation de la prescription des voies veineuses périphériques (VVP) aux (...) Evaluation de la prescription des voies veineuses périphériques (VVP) aux urgences

P. ALFONSI, N. ATTARD, F. GALIEZ, S. MENDES, L. GLASER, M. ALAZIA

CHU Sainte Marguerite (AP-HM)
Urgences Sud
Marseille

INTRODUCTION

La pose de la VVP est un geste fréquent au SAU. La justification de la prescription doit être analysée pour éviter des abus et des complications
iatrogènes. Le but de cette étude est de vérifier les indications et les conditions de réalisation des VVP aux urgences.

METHODE

Une étude prospective a été réalisée sur 50 VVP. Les caractéristiques démographiques, le diagnostic et la gravité des patients, l’auteur
de la prescription, les conditions de la pose et les délais de réalisation, le type de solutés associés, le devenir du malade à la sortie des urgences
et la justification de la VVP ont été analysés.

RÉSULTATS

Les patients avaient en moyenne 59 ans (ext.17-95), admis pour des raisons médicales (80 %), et de gravité CCMU 3-4 (90 %). Les patients
étaient algiques (EVA > 4) dans 38 % des cas. La plupart des VVP ont été prescrites par le médecin senior (72 %) ou le résident (28 %). Les délais
de pose entre la prescription et la réalisation ont été en moyenne de 32 min (ext. 120). Les infirmières ont réalisé elles-mêmes ce geste dans 96
% des cas. L’aseptie a été réalisée avec 2 applications de bétadine alcoolisée. La VVP a permis de pratiquer un bilan sanguin (94 %), d’injecter
des drogues (52 % dont 36 % sont des antalgiques), de réaliser un remplissage vasculaire dans 10 %. La VVP a été inutilisée dans 30 % des cas.
La plupart des patients hospitalisés ont été transférés avec la VVP des urgences (60 %). Dans 78 % des cas, la prescription et la pose de la VVP
ont paru justifiées.

CONCLUSION

Malgré une prescription seniorisée, 30 % des VVP sont restées inutilisées. Un effort permanent doit être réalisé par l’ensemble de l’équipe soignante
pour éviter la prescription et la pose de VVP abusives. Dans cette série, le pourcentage élevé de VVP justifiées s’explique par la gravité
des malades médicaux reçus