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Accueil > Congrès Régional > COPACAMU 2005 > Jeudi 24 Mars 2005 > Communications Libres Médico-Infirmières 24-03-2005 > Pertinence de la lettre du médecin adressant un patient au S.A.U

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Pertinence de la lettre du médecin adressant un patient au S.A.U Pertinence de la lettre du médecin adressant un patient au S.A.U

F. GALIEZ, N. ATTARD, S. ABIDI, C. BARBERIS, M. ALAZIA

Hôpital Sainte Marguerite (AP-HM)
Urgences Sud
Marseille

INTRODUCTION

Bon nombre de patients admis au S.A.U. sont adressés par des médecins de ville. Il nous a paru intéressant d’étudier le contenu et la forme de
ce courrier afin de vérifier si les renseignements fournis ont une valeur informative pour les médecins urgentistes.
Méthodes. Une étude prospective a été menée pendant 4 mois sur les courriers rédigés par les médecins traitants, remplaçants, correspondants
de structures de soins ou d’urgence à propos d’une admission au S.A.U. Ont été analysés successivement la date correspondant entre la rédaction
de la lettre et l’admission, l’identité du destinataire, l’état civil du patient, le motif d’admission, les données de l’interrogatoire y compris les
antécédents, l’examen clinique, la paraclinique, la gravité, les traitements antérieurs et mis en route, les conditions de vie antérieure, la demande
exprimée du médecin (aide au diagnostic ou demande d’hospitalisation) et la lisibilité du courrier.

RÉSULTATS

140 lettres ont été analysées. Dans 87 % des cas la date de la lettre correspondait à l’admission. Le médecin urgentiste était identifié comme destinataire
dans 92 % des cas. 32 fois l’état civil était incomplet. Le motif d’admission était présent dans 94 %. Les antécédents (68 %), l’histoire de la maladie
(65 %), l’examen clinique (9 %), les examens complémentaires (24 %), la gravité (0 %), les traitements antérieurs (68 %) et mis en route (33 %) ont
été retrouvés. L’état de vie antérieure n’était mentionné que dans 18 % des cas et l’identification d’un problème social dans 14 %. L’aide au diagnostic
était exprimé dans 75 % alors que la demande d’hospitalisation ne figurait que dans 17 % des cas. La concordance des symptômes était de 91 %. La
lisibilité était de 85 %.

CONCLUSION

La lettre du médecin est incomplète et ne correspond pas aux attentes des médecins urgentistes qui 8 fois sur 10 leur téléphonent pour des compléments
d’informations. L’examen clinique, les antécédents, les traitements, la gravité et les conditions de vie antérieure sont insuffisants alors que
la concordance des symptômes est satisfaisante et que dans la majorité des cas la demande du médecin est une aide au diagnostic. Une information
de ces insuffisances doit être diffusée aux médecins pour améliorer la relation ville-hôpital.